samedi 4 juin 2011

Wakkanai (稚内)

Aujourd'hui, départ pour l’extrême nord d'Hokkaidô et du Japon : Wakkanai. C'est la ville la plus au nord du pays ! On dit qu'il est possible d'y voir la Russie (île de Sakhaline) par temps clair, cependant je n'ai pas eu cette chance (pluie/vent). En hiver, on peut même s'y rendre à pied car le détroit est gelé (mer d'Okhotsk).
Le soir dans un restaurant à l'ancienne (note calculée à l'aide d'un boulier, prix en kanji...) j'ai fait la rencontre d'un jeune docteur de Sapporo avec qui j'ai discuté. Il parlait à peu près anglais, ce qui rendait plus facile la conversation. Il venait se ressourcer à Wakkanai après une rupture amoureuse ! Le fou, venir se ressourcer dans un tel bled c'est risquer de se pendre au mât d'un bateau. En effet à cette saison, la ville est assez triste, il pleut, il fait froid, et il n'y a pas un chat dehors !
ps : j'ai croisé un renard en train de manger des restes dans la rue !


vendredi 3 juin 2011

北海道大学植物園

Autrement dit, le jardin botanique de l'université d'Hokkaidô.
Ce jardin est rafraichissant, il permet de passer un peu de temps au milieu de la verdure, ça change du béton et des gaz d'échappement.

A l'intérieur, il y a même un musée sur les Aïnous, premiers habitants de l'île, mais malheureusement exterminés au même titre que les indiens d’Amériques...

Il y a aussi un musée avec plein d'animaux empaillés, dont certains font peur !


Sapporo

J'adore cette ville ! Les buildings sont énormes et il y en a partout, certains en verre, d'autres en brique rouge par exemple. Puis le parc Odori est sympa, il permet de se poser (il y a des bancs partout !) car il est placé au centre de la ville. En plus ici, c'est pas compliqué pour se repérer et se diriger (à Tôkyô, c'est l'horreur !). Plus simple tu meures. La Sapporo TV Tower, sorte de Tour Eiffel rouge locale est considérée comme le centre de la ville. Les rues forment des carrés parfaits.
Quand vous remontez au nord de la TV Tower, les avenues se nomment Nord1, Nord2, Nord3 etc...
Idem pour le sud, le sud-ouest, le sud-est, le nord-est et le nord-ouest; le parc Odori étant la ligne de démarcation Nord/Sud (cf : ici ).
La gare est immense aussi, on peut se contenter d'y vivre car il y a tout : kiosque à journaux, coiffeurs, restaurants, cafés, snack/bar, banques, vendeurs de cigarettes, magasin de vêtements, le tout sur plusieurs étages. Bref, les trains sont presque un détail...

Autre chose, la boutique Louis Vuitton. Le truc c'est juste un immeuble ENTIER. Le magasin des Champs-Élysées est minuscule à côté.

Voici quelques photos de la ville :






jeudi 2 juin 2011

Départ pour Sapporo


Voila, Tôkyô c'est déjà terminé !
Je suis parti ce matin de l’hôtel, après un petit-déjeuner local : Sawara (maquereau), Tamagoyaki (omelette) et soupe miso...
Pour arriver jusqu'à l'aéroport de Haneda, c'est un véritable parcours du combattant, surtout via la Yamanote Line bondée le matin et avec une valise de 19kg. Départ de Ueno et arrivée 7 stations plus tard à Hamamatsucho où une correspondance doit se faire via le Monorail.
Une fois à l'aéroport, formalités habituelles puis attente dans le hall d'embarquement.
Le décollage de Haneda se fait sous une pluie battante, et la première moitié du voyage est perturbée par quelques turbulences.
Une fois arrivé à l'aéroport de Sapporo, 45 minutes de train sont nécessaires pour rejoindre la gare centrale de Sapporo. Par chance, l’hôtel se trouve à 5 minutes à pied de la gare.

Repas bien mérité !


mercredi 1 juin 2011

Direction Ueno

C'est parti pour 44 minutes de train (le Skyliner) à travers les rizières et les HLM qui séparent Narita Airport de Tôkyô centre. A l'arrivée du train, une équipe de nettoyage le prend d'assaut pour que tout soit clean. Ici, ils ont vraiment ce souci, il n'y a pas de papiers par terre, pas de mégots dans les caniveaux, pas de crottes de chiens au milieu des trottoirs, ça change !
Donc à l'heure de départ, le train part ! C'est dingue ça hein... Le train prévu à 9h59 part à 9h59 et 6 secondes.
A bord, il est clairement indiqué que chaque place est nominative et qu'il est interdit de s'installer n'importe où ! On est seulement 3 dans la rame...

Lors du trajet, la première chose qui me surprend, c'est les immenses pylônes électriques au milieu des rizières :

Immigré !

A la descente de l'avion, il faut passer par le bureau de l'immigration. Il y a des policiers partout ! (pas parce qu'on est des étrangers mais parce qu'ici, c'est "normal"). Empreintes des deux index, photo, comparaison informatique avec les données du passeport, quelle est votre adresse de résidence ?, combien avez vous d'argent sur vous ?, pourquoi venez vous au Japon ? etc...
Après cette (longue) formalité, le précieux visa est délivré. Direction les bagages et le contrôle de sécurité qui permet de quitter la zone de l'aéroport. Il y a des caméras partout dans ce pays, tous les mètres, tout est surveillé, même les ruelles les plus étroites !
Arrivé devant les policiers chargés des bagages je me retrouve bien entouré. Ils sont quatre rien que pour moi. Un pour soulever la valise sur le tapis, le second pour l'ouvrir et vérifier que j'ai pas confectionné une bombe dans l'avion (il vérifie partout entre les tee shirts, les chaussettes, dans les chaussures, une vraie fouine quoi !), le troisième policier surveille les opérations, et le quatrième policier surveille celui qui surveille. Bienvenue au pays "zéro chômage". C'est pas non plus trop difficile avec tout ces gens payés à rien foutre...
Ah sinon, parler japonais aide beaucoup. Déjà parce que ça permet aux agents du bureau de l'immigration d'être moins pointilleux, ensuite parce que c'est marrant de parler des paysages d'Hokkaidô avec un policier qui fouille vos bagages, ça permet d'écourter la fouille et ça finit par un grand sourire et un "bon séjour". Bref, ici celui qui parle pas la langue, il est mort. Sauf si il veut séjourner à l'aéroport, seul endroit "anglophone" (parce que tout est relatif) du pays. Il y avait un argentin qui était incapable de dire combien de temps il restait et ici personne parle cette langue, d'ailleurs ils savent même pas que ça existe ! Bha le pauvre gars je pense qu'il y est encore au bureau de l'immigration.

Une fois toutes ces formalités terminées, je prends mon ticket de train pour Ueno et je change mes euros.

ps: pas de photos, car interdit !

Le grand départ

Nous y voila ! Prêt à embarquer pour un vol de plus de 11h.
Après avoir passé tous les portiques de sécurité je me dirige vers la porte d'embarquement, attendant impatiemment l'ordre de monter à bord. Lorsque l'on nous indique que c'est bon, un premier groupe dans lequel je me trouve se dirige vers un bus qui nous amène de l'autre côté des pistes. Face à l'avion je me demande si c'est pas une blague. En effet, je me retrouve au pied d'un Boeing 777 alors que c'est l'A380 qui était prévu (AirFrance = Traitres), ça commence bien...
Je monte, m'installe côté hublot et attend le départ. Lorsque tout le monde est installé, le commandant de bord annonce la fermeture des portes, et l'avion commence à rouler pour rejoindre la piste d'envol, et là c'est la grosse claque. On sent bien la poussée des réacteurs lorsqu'il met plein gaz ! Impressionnant !
Concernant le vol en lui-même, nous sommes bien traités, par contre pour les repas ça reste de la bouffe d'avion, c'est mangeable sans plus.
11h c'est quand même très long, puis il est difficile de dormir entre le bruit sourd des réacteurs, et les turbulences qui font pleurer les bébés au moment où ces derniers s'endorment.
Au final, la dernière heure de vol passe assez vite puisque l'euphorie monte.